Financer ses études de spécialisation à l’étranger : le guide pour les diplômés belges

Vous venez de terminer votre master en Belgique et envisagez de poursuivre une spécialisation à l’étranger. Très vite, une question s’impose : comment financer ce projet ?

Frais d’inscription élevés, coût de la vie variable selon les villes, années d’études supplémentaires… L’investissement peut sembler important. Pour beaucoup d’étudiants, l’idée persiste que ces parcours internationaux sont réservés aux profils les plus aisés.

Pourtant, la réalité est différente.

Les diplômés belges peuvent accéder à un large éventail de financements : bourses publiques, programmes européens, aides proposées par certains pays d’accueil ou encore dispositifs privés. Ces soutiens ne sont pas réservés à une élite académique : ils existent précisément pour faciliter la mobilité internationale et permettre à davantage d’étudiants de poursuivre leur formation.

Encore faut-il savoir où chercher et comment s’y prendre.

Dans ce guide, nous passons en revue les principales sources de financement accessibles aux diplômés belges, côté francophone comme néerlandophone, et expliquons comment les combiner pour construire un budget réaliste pour vos études à l’étranger.

Vous découvrirez :

  • les principales bourses belges pour étudier à l’étranger
  • les programmes européens de financement
  • les bourses proposées par certains pays de destination
  • les prêts étudiants à taux réduit ou zéro
  • les stratégies pour cumuler plusieurs aides
  • un calendrier de candidature et les erreurs les plus fréquentes à éviter

Bon à savoir : La Fondation Fernand Lazard propose des prêts de spécialisation sans intérêt jusqu’à 25 000 € aux diplômés universitaires belges (citoyens UE). Cumulables avec la plupart des bourses.

Date limite : 5 février. Détails plus bas dans cet article.

Table des matières

Les bourses belges : un spectre plus large qu’on ne le pense

Le paysage belge du financement de la mobilité internationale se structure autour de quelques acteurs institutionnels majeurs, côté francophone comme néerlandophone.

Côté francophone

Wallonie-Bruxelles International (WBI) constitue le premier réflexe. Son programme phare, les bourses d’excellence WBI.WORLD, finance des séjours doctoraux ou postdoctoraux partout dans le monde à hauteur de 2 120 €/mois nets, avec prise en charge des frais de voyage et d’inscription.

Les mandats longs (minimum un an, renouvelables jusqu’à quatre ans pour un doctorat) comme les séjours courts (un à trois mois) sont couverts. WBI propose aussi des bourses de spécialisation bilatérales avec une quinzaine de pays partenaires, du Japon au Québec, permettant d’obtenir un diplôme supplémentaire à l’étranger.

Le Fonds de la Recherche Scientifique (F.R.S.-FNRS) offre des mandats doctoraux (Aspirant) et postdoctoraux (Chargé de Recherches) incluant des possibilités de mobilité internationale. Le FNRS entretient aussi des accords bilatéraux avec la Fondation Alexander von Humboldt (Allemagne), la JSPS (Japon) et le CSC (Chine).

À noter : les financements WBI et FNRS ne sont pas cumulables entre eux.

Côté néerlandophone

Le FWO (Fonds Wetenschappelijk Onderzoek) propose des bourses de séjour long à l’étranger (jusqu’à six mois), des bourses de visite courte et des financements de participation à des conférences internationales. La demande est permanente et doit être introduite au minimum trois mois avant le départ.

Le gouvernement flamand finance aussi les
Fayatbeurzen, un programme d’excellence qui couvre l’intégralité des frais (inscription, logement, vie quotidienne, voyage) pour un master complémentaire dans l’une des 78 institutions de rang mondial réparties dans 13 pays. Environ 20 à 30 bourses par an, avec un processus de sélection exigeant.

Fondations privées belges

La Fondation Vocatio attribue chaque année une quinzaine de bourses de 10 000 € à des jeunes de 18 à 30 ans domiciliés en Belgique et porteurs d’un projet de vocation. Bien que non spécifiquement académique, cette bourse peut financer un projet d’études à l’étranger si celui-ci s’inscrit dans une démarche vocationnelle concrète.

Le Fonds SofinaBoël pour l’Éducation et le Talent s’adresse aux jeunes étudiants et doctorants souhaitant compléter leur formation dans une université de renom à l’étranger. Les candidats doivent avoir un rattachement fort à la Belgique : être diplômés d’une université belge ou y être affiliés dans le cadre de leurs études ou de leur doctorat. Les bourses doctorales offrent 1 650 €/mois plus 1 000 € forfaitaires de voyage.

Tableau récapitulatif : bourses belges

OrganismeMontantProfil viséDeadline
WBI – Excellence WBI.WORLD2 120 €/mois + fraisDoctorants, postdocs (francophones)1er mars
WBI – Spécialisation bilatéraleVariable selon paysPost-master (francophones)Variable
F.R.S.-FNRS – MobilitéVariableChercheurs (francophones)Variable
FWO – Mobilité internationaleVariableChercheurs (néerlandophones)Permanente (3 mois avant départ)
FayatbeurzenIntégralité des fraisMaster complémentaire (néerlandophones)Variable
Fondation Vocatio10 000 €18-30 ans, projet de vocationVariable
Fonds SofinaBoël1 650 €/mois + 1 000 € voyageÉtudiants et doctorantsVariable

 

Les programmes européens, un levier souvent sous-estimé

L’Union européenne finance plusieurs programmes directement accessibles aux Belges, au-delà du classique Erasmus+ de mobilité étudiante.

Erasmus Mundus Joint Master Degrees

Erasmus Mundus propose des bourses complètes, couvrant frais de participation, allocation mensuelle d’environ 1 400 €/mois pendant deux ans, et frais de voyage, pour des masters conjoints impliquant au moins trois universités dans trois pays différents. Plus de 150 programmes sont disponibles.

Les candidats peuvent postuler à trois programmes par cycle. Attention : les bourses attribuées aux ressortissants de pays membres du programme (dont la Belgique) sont plafonnées à 25 % du total.

Bourses Marie Skłodowska-Curie (MSCA)

Pour les titulaires d’un doctorat, les bourses postdoctorales MSCA représentent le financement européen le plus prestigieux. Deux formules : les bourses européennes (un à deux ans dans un autre pays de l’UE) et les bourses globales (un à deux ans hors Europe, suivi d’un retour obligatoire d’un an en Europe).

Le budget total dépasse 200 000 € par bourse. La compétition est féroce (moins de 10 % de taux de succès sur plus de 17 000 candidatures), mais le prestige du programme ouvre des portes considérables.

Bourse France Excellence Eiffel

La bourse Eiffel, financée par le ministère français des Affaires étrangères, offre 1 200 €/mois au niveau master et 2 100 €/mois au niveau doctoral, avec couverture de l’assurance et des frais de transport.

Les candidats ne postulent pas directement : c’est l’établissement français d’accueil qui présente le dossier. Sept domaines prioritaires sont couverts, du droit aux sciences de l’ingénieur. Limite d’âge : 29 ans (master), 35 ans (doctorat).

Deutscher Akademischer Austauschdienst

Le DAAD propose des bourses de master de 992 €/mois et des bourses doctorales de 1 300 €/mois pour des études en Allemagne, dans toutes les disciplines.

L’atout majeur : l’absence quasi totale de frais d’inscription dans les universités publiques allemandes.

Tableau récapitulatif : programmes européens

ProgrammeMontantProfil visé
Erasmus Mundus Joint Masters~1 400 €/mois + frais (2 ans)Post-master, toutes disciplines
MSCA Postdoctoral Fellowships> 200 000 € totalDocteurs
Bourse Eiffel (France)1 200 – 2 100 €/moisMaster ou doctorat en France
DAAD (Allemagne)992 – 1 300 €/moisMaster ou doctorat en Allemagne

Destination par destination, des financements ciblés

États-Unis

La Belgian American Educational Foundation (BAEF), fondée en 1920, est la ressource principale pour les Belges visant les universités américaines. Elle attribue plus de 65 bourses par an couvrant jusqu’à
72 000 $ (environ 61 500 €) la première année : bourse de vie de 22 000 $ (env. 18 800 €) et prise en charge des frais d’inscription et d’assurance pouvant atteindre 50 000 $ (env. 42 700 €).

Le programme Fulbright Belgium complète cette offre avec environ 25 bourses annuelles pour des études de master, de doctorat ou de la recherche postdoctorale aux États-Unis. La Commission héberge un centre
EducationUSA à Bruxelles qui aide gratuitement les candidats à choisir leur université.

Royaume-Uni

Depuis le Brexit, les étudiants belges paient des frais internationaux (souvent 20 000 à 40 000 £/an, soit environ 23 000 à 46 000 €), rendant les bourses indispensables.

Les Gates Cambridge Scholarships (environ 80 bourses par an) et le Clarendon Fund d’Oxford (140 bourses) couvrent l’intégralité des frais. Le programme Chevening est théoriquement ouvert aux Belges, mais les allocations pour l’Europe occidentale restent très limitées.

La Royal Belgian Benevolent Society (RBBS), fondée en 1866 par le roi Léopold II, offre des bourses aux étudiants postgradués de nationalité belge souhaitant poursuivre un cursus au Royaume-Uni. La RBBS a notamment mis en place une bourse spécifique avec la London School of Hygiene & Tropical Medicine. Les demandes se font via le British Council à Bruxelles.

Suisse

Les bourses d’excellence du gouvernement suisse offrent 1 920 CHF/mois (environ 2 065 €) aux chercheurs doctoraux et postdoctoraux, avec exemption des frais d’inscription. Un directeur de recherche dans une université suisse doit soutenir la candidature.

Canada

Les bourses Vanier financent le doctorat à hauteur de 50 000 $ CAD/an (environ 32 250 €) pendant trois ans. Les
bourses Banting couvrent le postdoctorat à 70 000 $ CAD/an (environ 45 150 €).

Avantage spécifique : grâce à un accord WBI-Québec, les diplômés francophones belges paient les mêmes frais d’inscription que les résidents québécois pour le master et le doctorat au Québec. Une économie considérable.

Japon

Les bourses MEXT du gouvernement japonais couvrent intégralement les études : frais d’inscription, billet d’avion, allocation mensuelle d’environ 143 000 ¥/mois (soit environ 840 €), et formation linguistique préparatoire. La candidature passe par l’Ambassade du Japon à Bruxelles.

Pays francophones (hors France)

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), réseau mondial de plus de 1 000 établissements d’enseignement supérieur, attribue annuellement des allocations de mobilité permettant de poursuivre une formation ou une recherche dans un autre pays francophone.

Les bourses permettent aux étudiants inscrits dans un établissement membre de suivre un cursus de master ou doctorat dans un autre pays membre, avec des allocations d’environ 500 €/mois pour des séjours de un à cinq mois. Les appels à candidatures sont lancés par les dix directions régionales de l’AUF. C’est une piste à ne pas négliger pour les Belges francophones visant le Québec, la Suisse romande ou l’Afrique francophone.

Tableau récapitulatif : financements par pays

PaysOrganismeMontantDeadline
USABAEFJusqu’à 72 000 $ (≈ 61 500 €)31 octobre
USAFulbright BelgiumVariable1er décembre
UKGates CambridgeIntégralité des fraisVariable
UKRBBSVariableVariable
SuisseGouv. suisse1 920 CHF/mois (≈ 2 065 €)Variable
CanadaVanier50 000 $ CAD/an (≈ 32 250 €)Variable
CanadaBanting70 000 $ CAD/an (≈ 45 150 €)Variable
JaponMEXT143 000 ¥/mois (≈ 840 €) + fraisVariable
FrancophonieAUF~500 €/mois (1-5 mois)Variable

 

Prêts à taux zéro et cumul des aides : maximiser son budget

Au-delà des bourses, des mécanismes de prêt existent spécifiquement pour les études à l’étranger.

Le prêt de spécialisation de la Fondation Fernand Lazard

La Fondation Fernand Lazard, active depuis 1949, accorde des prêts de spécialisation entièrement sans intérêt pouvant atteindre 25 000 € aux titulaires d’un master obtenu en Belgique (citoyens UE).

Le fonctionnement est concret :

  • La Fondation paie directement les factures importantes : minerval, transport, assurances.
  • Le loyer est versé sur le compte de l’étudiant (un ou plusieurs mois à la fois).
  • Les dépenses courantes (livres, photocopies) sont remboursées sur présentation de facture.
  • Tout frais non prévu doit être validé au préalable.

Le remboursement s’effectue en huit annuités à partir de la troisième année suivant l’octroi. Ce délai laisse le temps de s’établir professionnellement après les études.

Date limite de candidature : 5 février de chaque année. Toutes les informations sur fernandlazard.be/prets

Le cumul, une stratégie à ne pas négliger

La plupart des bourses sont cumulables entre elles. Il est possible de combiner une bourse institutionnelle, un financement gouvernemental et un prêt d’une fondation privée. La seule restriction notable : l’incompatibilité entre les bourses WBI et les mandats FNRS.

Les prêts de la Fondation Fernand Lazard, n’étant pas des bourses, se combinent en principe avec tout autre financement. Cette stratégie de cumul permet de construire un budget réaliste même pour les destinations les plus coûteuses.

Construire un dossier solide : méthode et calendrier

Le facteur le plus déterminant dans l’obtention d’un financement n’est ni la moyenne académique ni le prestige du projet : c’est le
calendrier. La plupart des grandes bourses ont des dates limites situées entre octobre et février pour un départ l’année académique suivante.

Planning type (12 mois à l’avance) :

  • Septembre : recherche de programmes, prise de contact avec des superviseurs potentiels
  • Octobre-novembre : passage des tests de langue (TOEFL, IELTS).
  • Octobre-février : dépôt des dossiers
  • En parallèle : candidatures universitaires
  • Mars-juin : résultats

Trois principes pour augmenter ses chances :

La lettre de motivation doit expliquer avec précision pourquoi ce programme spécifique dans cette université précise correspond à votre parcours et votre projet professionnel. Les jurys repèrent immédiatement les candidatures génériques.

Les lettres de recommandation doivent provenir de professeurs connaissant réellement votre travail, sollicités au minimum six semaines avant la date limite.

Enfin, la diversification est essentielle : postuler à
plusieurs bourses simultanément multiplie les probabilités sans rien engager.

En résumé

Le financement d’études post-master à l’étranger repose rarement sur une source unique. Les candidats les mieux préparés combinent typiquement une bourse institutionnelle ou gouvernementale avec un financement complémentaire, qu’il s’agisse d’un prêt sans intérêt, d’une bourse de fondation privée ou d’une aide universitaire.

L’obstacle principal n’est pas le manque de ressources disponibles, mais le manque d’information et de préparation. S’y prendre tôt, candidater largement et construire un dossier rigoureux reste la formule la plus fiable pour transformer un projet de spécialisation internationale en réalité.

Questions fréquentes sur le financement des études à l'étranger

Oui, c’est possible dans de nombreux cas. Plusieurs programmes de bourses et de prêts (comme certaines bourses de Wallonie‑Bruxelles International, BAEF, Fulbright, ou des fondations privées) acceptent des candidats qui ont déjà obtenu un master en Belgique et souhaitent poursuivre un second master, une spécialisation ou un doctorat à l’étranger. L’éligibilité dépend toutefois des conditions propres à chaque programme (nationalité, type de diplôme, destination, domaine d’études, etc.). Il est donc indispensable de vérifier les critères officiels de chaque bourse avant de déposer votre dossier.

Les coûts varient considérablement selon la destination. Aux États-Unis, comptez entre 30 000 $ et 60 000 $ par an (frais académiques + logement). Au Royaume-Uni post-Brexit, les frais internationaux se situent entre 20 000 £ et 40 000 £ par an. En Suisse, les frais académiques restent modestes (environ 1 500 CHF par an), mais le coût de la vie est élevé. En Allemagne, l'enseignement universitaire public est quasi gratuit, ce qui réduit le budget nécessaire.

Oui, dans la plupart des cas. Les bourses sont généralement cumulables entre elles, sauf restriction explicite. La principale incompatibilité concerne les bourses WBI et les mandats FNRS, qui ne peuvent pas être combinés. Le prêt sans intérêt de la Fondation Fernand Lazard se combine avec la majorité des bourses. Vérifiez toujours les conditions de cumul dans les règlements officiels.

La Fondation accorde des prêts jusqu'à 25 000 € sans aucun intérêt aux titulaires d'un master belge (citoyens UE). Elle paie directement vos grandes dépenses (minerval, transport, assurances) et verse le loyer par tranches sur votre compte. Les frais courants sont remboursés sur facture. Le remboursement commence trois ans après l'octroi, en huit versements annuels. Date limite de candidature : 5 février chaque année.

Commencez au moins 12 mois avant votre départ prévu. La plupart des grandes bourses (WBI, BAEF, Fulbright, Erasmus Mundus) ont des dates limites entre octobre et février pour un départ en septembre. Prévoyez aussi du temps pour les tests de langue (TOEFL, IELTS) et les lettres de recommandation, qui demandent plusieurs semaines de préparation.

Cela dépend du programme. Certaines bourses offrent un soutien financier très complet, en combinant la prise en charge (totale ou partielle) des frais d’inscription et une allocation mensuelle pour contribuer aux frais de séjour, parfois avec une participation aux frais de voyage et d’assurance. D’autres se limitent à une allocation mensuelle ou à la couverture des droits d’inscription, que vous devez compléter par vos propres ressources, un prêt ou d’autres bourses. Dans la pratique, il est souvent nécessaire de combiner plusieurs sources de financement et de prévoir un budget personnel pour couvrir l’ensemble des coûts.

Oui. Wallonie-Bruxelles International (WBI) propose des bourses spécialement conçues pour les diplômés francophones : bourses WBI.WORLD pour tous les pays et bourses bilatérales avec 15 pays partenaires. L'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) finance aussi des mobilités vers d'autres pays francophones. Un avantage particulier : grâce à un accord WBI-Québec, vous payez les mêmes frais qu'un résident québécois pour un master ou un doctorat au Québec.

Pas nécessairement. Les résultats académiques comptent, mais les jurys évaluent aussi la cohérence de votre projet, la qualité de votre lettre de motivation, la pertinence du programme choisi par rapport à votre parcours, et vos lettres de recommandation. Un dossier bien construit avec un projet clair peut compenser des notes moyennes.

Plusieurs options restent disponibles. Le prêt sans intérêt de la Fondation Fernand Lazard reste accessible même sans bourse. Certaines universités offrent des financements propres (teaching assistantships, research assistantships). Vous pouvez aussi cibler des destinations moins coûteuses : l'Allemagne (frais académiques quasi nuls), les pays nordiques (enseignement gratuit pour les citoyens UE), ou privilégier un départ différé pour constituer un budget personnel.

Cela varie. Certaines bourses (WBI, BAEF, Fulbright) acceptent tous les domaines. D'autres ciblent des secteurs spécifiques : la bourse Eiffel privilégie le droit, l'économie, les sciences politiques et l'ingénierie. Les bourses MSCA financent exclusivement la recherche postdoctorale. Consultez toujours les critères d'éligibilité avant de postuler.

Oui, et c'est même recommandé. Postuler à plusieurs bourses simultanément augmente vos chances d'obtenir au moins un financement. Vérifiez simplement les règles de cumul si vous obtenez plusieurs réponses positives. Préparez un dossier de base (CV, lettres de recommandation, relevés de notes) que vous adapterez à chaque programme.

Soyez spécifique. Expliquez pourquoi ce programme précis dans cette université correspond à votre parcours et votre projet professionnel. Les jurys repèrent les candidatures génériques. Montrez que vous avez fait des recherches : mentionnez des professeurs, des laboratoires, des cours spécifiques. Articulez clairement comment cette formation s'inscrit dans un plan de carrière cohérent.

Certaines oui, d'autres non. Les bourses complètes (Erasmus Mundus, BAEF, bourses japonaises MEXT) incluent généralement l'assurance et parfois les frais de visa. Les bourses WBI et DAAD couvrent l'assurance mais pas toujours le visa. Vérifiez le détail de ce qui est pris en charge dans le règlement de chaque bourse. Prévoyez un budget tampon pour ces frais administratifs.

Oui, pour certaines bourses. La bourse Eiffel impose 29 ans maximum au niveau master et 35 ans au niveau doctoral. Les bourses MSCA exigent un doctorat obtenu depuis moins de huit ans. D'autres programmes (WBI, BAEF, Fondation Fernand Lazard) n'ont pas de limite d'âge stricte. Consultez les critères spécifiques de chaque bourse.

Commencez par identifier les chercheurs travaillant sur vos thématiques d'intérêt. Consultez les sites des départements universitaires, lisez leurs publications récentes, et contactez-les directement par email avec un message personnalisé expliquant votre projet. Plusieurs bourses (bourses suisses, bourses MSCA) exigent qu'un superviseur soutienne votre candidature avant le dépôt du dossier.

Ne vous découragez pas. Demandez un retour sur votre dossier si le programme le permet. Identifiez les points faibles (lettre de motivation trop générique, projet peu clair, manque de cohérence) et améliorez-les pour votre prochaine candidature. Postulez à d'autres bourses, envisagez le prêt sans intérêt de la Fondation Fernand Lazard, ou décalez votre départ d'un an pour renforcer votre dossier.

Les étudiants néerlandophones ont accès à des programmes spécifiques via le FWO (Fonds Wetenschappelijk Onderzoek) et les Fayatbeurzen du gouvernement flamand, qui couvrent l'intégralité des frais pour des masters dans 78 institutions de rang mondial. Ils peuvent aussi candidater aux programmes fédéraux (BAEF, Fulbright) et européens (Erasmus Mundus, MSCA) accessibles à tous les Belges.

La plupart des bourses exigent une présence physique dans l'université d'accueil. Les programmes entièrement en ligne sont rarement financés par les bourses de mobilité internationale. Les programmes hybrides (partiellement en ligne, partiellement sur place) peuvent être acceptés selon les règles spécifiques de chaque bourse. Vérifiez les critères d'éligibilité avant de postuler.

Les conditions varient selon les bourses. Certaines exigent le remboursement des sommes perçues en cas d'abandon sans motif valable. D'autres imposent de compléter le programme sous peine de sanctions administratives. Pour le prêt de la Fondation Fernand Lazard, le remboursement reste dû même en cas d'abandon. Lisez attentivement les conditions contractuelles avant d'accepter un financement.

Sophie Castelein
Prêt à franchir le pas ?

Vous avez un projet, une spécialisation ou une idée à concrétiser ?

La Fondation Fernand Lazard vous aide à transformer vos ambitions en réalité grâce à des prêts sans intérêts accessibles et bienveillants.